Retrogaming: pour ou contre ?

On appelle retrogaming le fait de s’adonner aux jeux vidéo dits « anciens ». Ce n’est plus un secret pour personne, le vintage est la grande tendance du moment dans tous les domaines, y compris le vidéoludique. Ce phénomène, lié au départ à la nostalgie et la passion de la génération X (ceux nés dans les années 70 et 80), est en plein essor.

C’est dans les vieilles marmites…

Les passionnés du retrogaming utilisent volontiers le vieil adage qui veut que « c’était mieux avant ». Si ce n’est pas nécessairement vrai, force est de constater que les quadragénaires nostalgiques d’aujourd’hui ne sont pas les seuls à avoir succombé au charme des jeux vidéo rétro. Et ça, les mastodontes du marché vidéoludique l’ont bien compris. En matière de retrogaming, il y a un avant et un après le 11 novembre 2016. C’est en effet à cette date historique pour les aficionados qu’une firme japonaise bien connue, surfant sur le regain d’intérêt du public pour ses gloires passées, réédite une de ses consoles de jeu vidéo mythique. Le succès est bel et bien au rendez-vous. D’autres compagnies connues se lancent à sa suite et connaissent aussi un retour triomphal de leurs anciennes licences. Aussi bien les nostalgiques que les plus jeunes sont conquis. Beaucoup de développeurs de jeux actuels utilisent même le pixel art et le chiptune, remettant ainsi au goût du jour l’ère 8-bits et 16-bits.

Le revers de la médaille

En réalité, le retrogaming n’est pas une tendance aussi récente qu’on le croit. Elle n’est notoire que depuis quelques années, mais des marchés parallèles de niche existent depuis longtemps. Ces marchés parallèles ont soulevé une problématique légale qui continue de nuire aux acteurs des jeux vidéo rétro. Les émulateurs par exemple sont largement répandus et permettent en effet de jouer sur des roms téléchargeables illégalement, créant un énorme manque à gagner pour les compagnies. En contrepartie, investir dans des consoles permettant de jouer à des jeux anciens peut se révéler très onéreux pour le budget des consommateurs. Enfin, l’impact environnemental de l’utilisation des jeux vidéo est loin d’être négligeable, car environ 4% de l’émission des gaz à effet de serre provient du numérique.

À double tranchant

S’il représente une manne pour les compagnies vidéoludiques et pour les passionnés, le marché des jeux vidéo anciens présent aussi certains inconvénients pour les uns comme pour les autres du point de vue économique, et pour l’environnement.

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